Sauvegarde offline

Calculer le nombre de supports nécessaires pour une rotation de sauvegarde

Publié le 5 octobre 2026 · 6 min de lecture

Niveau : Intermédiaire

Supports de sauvegarde amovibles organisés pour une rotation planifiée autour d’une station d’accueil.

Commander « quelques » supports de plus que nécessaire n’est pas une stratégie de rotation. Le vrai enjeu est de conserver des points de restauration suffisamment longtemps, sans remettre en cause la copie séparée lorsqu’un média revient en retard, qu’un test est en cours ou qu’un volume augmente. Le calcul doit donc relier le volume à protéger à une procédure de garde et de réutilisation.

Ce que le calcul doit résoudre

Le nombre de supports n’est pas déterminé par la capacité seule. Il doit permettre à l’équipe de poursuivre la sauvegarde tout en respectant les copies qu’elle a décidé de conserver. Dans la pratique, quatre situations doivent pouvoir coexister : un jeu utilisé pour la prochaine tâche, des jeux encore conservés localement, une copie validée retirée et une réserve pour un retard, un incident ou un test exceptionnel.

Si l’un de ces rôles est absent, une règle de rétention peut être compromise dès le premier imprévu. Le dimensionnement commence donc par les rôles de chaque média, pas par un chiffre global.

Étape 1 : mesurer un jeu de sauvegarde réaliste

Listez ce qui est réellement protégé : données métiers, machines virtuelles, serveurs, configurations, bases ou exports. Ne prenez pas automatiquement la capacité brute des disques de production ; elle peut inclure des volumes non sauvegardés ou, au contraire, masquer des dépendances nécessaires à la reprise.

Observez ensuite la taille d’un jeu représentatif et son évolution. Selon le logiciel et le mode de sauvegarde, les tailles varient avec les sauvegardes complètes, incrémentales, la compression ou la déduplication. Il est plus sûr de retenir une hypothèse prudente et documentée que de promettre un ratio universel. Gardez une marge de capacité pour la croissance normale et une exécution inhabituelle, puis revoyez-la régulièrement.

Étape 2 : transformer la rétention en jeux à conserver

La question opérationnelle est : combien de jeux distincts devez-vous pouvoir retrouver avant d’autoriser la réutilisation d’un média ? La réponse dépend de la fréquence et de la politique de rétention.

Une sauvegarde quotidienne conservée cinq jours ouvrés ne signifie pas mécaniquement cinq supports. Une copie peut rester hors site au-delà du cycle quotidien ; une sauvegarde mensuelle peut être retirée du cycle courant ; un jeu peut occuper plusieurs médias. Inversement, un même support peut contenir plusieurs points de restauration si le logiciel et la politique le prévoient. Cette dernière hypothèse doit être vérifiée dans la documentation du logiciel choisi, pas supposée.

Écrivez séparément les jeux quotidiens, hebdomadaires et mensuels que vous voulez réellement conserver. Vous voyez alors où la politique se chevauche et quels médias ne sont pas disponibles pour le prochain travail.

Étape 3 : compter les médias séparés et la réserve

Une copie qui quitte le site reste une copie indisponible au cycle courant. Elle doit donc être comptée à part. Ajoutez aussi une réserve : elle peut servir lorsque le support attendu n’est pas revenu, qu’un média est écarté après anomalie, ou qu’un test de restauration immobilise une copie.

Une formule de travail utile est :

médias nécessaires = médias par jeu × jeux simultanément conservés + médias séparés + réserve opérationnelle

Cette formule n’automatise aucune configuration. Elle sert à rendre explicites les hypothèses. Il faut ensuite les confronter au calendrier de transport, aux règles du logiciel et au résultat des tests de restauration.

Exemple de calcul, à adapter

Imaginons une équipe qui réalise un jeu quotidien sur un périmètre tenant sur un média. Elle veut conserver cinq jeux ouvrés, garder le dernier jeu validé hors site pendant une semaine et disposer d’un média de remplacement. Si le support hors site ne revient pas dans le cycle quotidien, l’équipe ne peut pas simplement prévoir cinq médias : elle a besoin des médias du cycle actif, de la copie séparée et de la réserve.

Le bon résultat n’est pas un nombre universel à recopier. Il dépend du jour où la copie est déplacée, du délai de retour, de l’existence d’un jeu hebdomadaire et de la façon dont le logiciel gère la rétention par support. Le tableau de rotation permet de vérifier le résultat : une ligne par média, une colonne par date, avec le jeu qu’il contient, son emplacement, son responsable et la date à laquelle il peut être réutilisé.

Étape 4 : vérifier que le cycle tient face à un incident ordinaire

Posez au moins quatre questions avant de valider le calcul :

  1. Que faisons-nous si le média prévu est absent ?
  2. Quelle copie reste protégée pendant qu’un support est testé ?
  3. Qui peut autoriser la réutilisation d’un média ?
  4. Comment sait-on qu’un jeu plus ancien est encore restaurable ?

Ces questions évitent une erreur classique : effacer la dernière copie validée parce que le média attendu n’est pas disponible. Elles permettent aussi de distinguer un média « présent » d’un média réellement réutilisable.

Étape 5 : valider par une restauration, pas par le seul planning

Choisissez régulièrement un jeu qui n’est pas le dernier créé. Retrouvez le média à partir du registre, préparez la restauration, récupérez un périmètre représentatif puis faites valider le résultat par la personne qui utilise les données. Mesurez la durée totale, y compris la recherche du support, son acheminement, les accès et les contrôles.

Si le test dépasse le délai accepté ou révèle une dépendance oubliée, corrigez d’abord la procédure puis le dimensionnement. Le tableau de rotation devient ainsi un outil de continuité d’activité plutôt qu’un simple tableau d’inventaire.

Relier le nombre de supports à la stratégie globale

Le dimensionnement d’une rotation complète les objectifs de RPO et de RTO ; il ne les remplace pas. Davantage de médias ne compensent ni une fréquence insuffisante ni l’absence de test. À l’inverse, une rétention bien pensée devient peu utile si l’équipe ne sait pas localiser la bonne copie au bon moment.

Pour structurer le processus, consultez la méthode de rotation en cinq étapes, la règle 3-2-1-1-0 et la checklist de test de restauration. Pour choisir une capacité, un lecteur ou faire vérifier une architecture RDX, orientez le lecteur vers le site principal Tandberg Data.

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Contenu préparé et vérifié par l’équipe éditoriale Tandberg Data.